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Ces start-up qui sont devenues de grandes entreprises

Bousculés par la culture digitale qui révolutionne les méthodes de travail, les managers s’interrogent. Les réussites fulgurantes Google, Apple, Facebook, Amazon et d’autres géants de la nouvelle économie piquent la fierté des grandes entreprises.
Empêtrées dans des organisations parfois un peu vieillottes, nombre de PME et de grosses sociétés ont besoin de sortir des projets de façon plus rapide. Les vieux modèles sont mis sur la sellette. Conscientes que le management pyramidal ne convient plus à la marche du business, les entreprises essaient aujourd’hui de repenser leur organisation en s’inspirant des clusters et des start-ups.
 

Un peu d’histoire récente…

Ce terme de « start-up » est devenu populaire à la fin des années 1990 pendant la prolifération des dot-com (« point com » en français) où beaucoup de spéculations du marché boursier entouraient les petites start-ups liées aux technologies de l’information cherchant une entrée rapide en bourse et promettant de fabuleux profits potentiels.
Beaucoup de ces start-ups ont démarré comme spin-offs (filiales) de groupes de recherche universitaires. Le pic de l’engouement pour les startups, qui bénéficie aussi aux petites sociétés de biotechnologies et aux Sociétés minières junior, a eu lieu entre 1997 et 2001.
Depuis, devant l’impopularité de l’expression française « jeune pousse », le terme start-up a regagné du terrain. Ce termest donc aujourd’hui  utilisé pour toutes les jeunes entreprises qui ont un potentiel de croissance rapide, quel que soit le secteur concerné (biotechnologies, numérique, environnement…).
 

Ce qui caractérise les « jeunes pousses »

Plusieurs éléments caractérisent les start-ups ou jeunes pousses. Tout d’abord, il suffit de traduire l’appellation pour en comprendre l’objectif principal : démarrer et grandir vite ! Et toutes les autres caractéristiques en découlent : ces sociétés opèrent plutôt dans des secteurs technologiques (internet, biotechnologie,…) ou les potentiels de croissance sont gigantesques ; pour se développer et faire face aux énormes besoins de financement (R&D, BFR, autres investissements…), elles font le plus souvent appel à des capitaux privés (les cash-flow de l’activité ne suffisent pas pour faire face aux besoins de trésorerie) ; etc.
 

Ces start-ups devenues des multinationales

– Hewlett Packard (fondée par William Hewlett et David Packard en 1939)
– Intel (créée par Andrew S. Grove, Gordon E. Moore, Robert W. Noyce en 1968)
– Atari (fondée par Nolan Bushnell en 1972)
– Microsoft (créée par Bill Gates et Paul Allen en 1975)
– Apple (fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak en 1976)
– Yahoo! (créée par David Filo et Jerry Yang à l’université Stanford en 1994)
– eBay (créée par Pierre Omidyar en 1995)
– Google (fondée par Larry Page et Sergey Brin en 1998, estimée à 400 milliards à la Bourse de Wall Street en 2014 !)
– Facebook (fondée par Mark Zuckerberg, Eduardo Saverin, Dustin Moskovitz et Chris Hughes en 2004)
– Evernote (fondée par Stepan Pachikov en 2008)
– Twitter (fondée par Jack Dorsey, Biz Stone, Evan Williams en 2006)
 

Une croissance par étapes

La start-up se développe généralement suivant un cycle de vie comprenant de grandes étapes :
– L’amorçage : l’entrepreneur est au stade de l’idée. Il cherche à matérialiser son innovation et débute la construction de son projet.
– Le démarrage : c’est l’étape des premiers lancements commerciaux. L’entreprise est désormais visible sur ses marchés.
– Le décollage : la société est désormais bien lancée, les produits et services sont finalisés, la structure est opérationnelle.
– La consolidation : la rentabilité de l’affaire est avérée et la start-up compte parmi les leaders de son secteur.
– L’introduction en bourse : cette dernière étape est le but recherché par la majorité de ces nouveaux entrepreneurs et surtout des investisseurs participant au projet. Les moyens sont décuplés. L’aventure prend un nouveau tournant… pour devenir peut-être une entreprise… traditionnelle.
 

Bichonnées par les grands groupes

Aujourd’hui, force est de constater que tous les grands groupes bichonnent les start-ups. Par exemple, la Fnac Pro propose son premier concours de start-up, BNP Paribas lance Innov&Connect, un programme destiné à mettre en relation start-up et entreprises bien installées, GDF Suez lance le fonds New Ventures doté de 100 millions d’euros…
A chaque fois, il s’agit de chercher des collaborations innovantes, de mener une forme de veille stratégique, mais aussi, pour les mastodontes de la vieille économie, d’acquérir les moyens d’un changement de culture. « Soutenir les start-up est d’abord un outil de veille » explique François Chopard, fondateur de Starburst Accelerator, soutenu par les grands acteurs de l’aéronautique (Air France, Zodiac, Thales…). Sans compter qu’être aux petits soins pour les start-up permet aussi aux grands groupes d’attirer de nouveaux talents.
 

Netflix, l’exemple gagnant

Reed Hastings, fondateur de Netflix, n’a guère de pitié pour ses concurrents, les géants de l’audiovisuel. Depuis sa création en 1997, l’entreprise a réussi sa mutation numérique : de simple loueur de DVD par correspondance, il est devenu distributeur de contenus dématérialisés par abonnement. Son secret, c’est son algorithme permettant de suggérer des contenus à ses utilisateurs en fonction de leurs goûts. En 2013, porté par le succès de sa première production maison au casting prestigieux, le groupe de distribution de contenu vidéo a acquis un nouveau statut, concurrençant des géants comme HBO ou Showtime sur leur propre terrain.
 
Netflix est aujourd’hui présent dans 41 pays dont la France depuis 2014. De quoi déstabiliser les acteurs de l’audiovisuel dans le pays de l’exception culturelle !
 

Les forces d’une start-up

Selon les experts, le mode de management d’une start-up qui réussit prend son essor sur les bases suivantes :
– Bannir le système hiérarchique horizontal,
– Favoriser la transversalité dans l’entreprise,
– Pratiquer la communication interactive,
– Installer l’intrapreneuriat dans ses équipes,
– Développer l’adaptation permanente,
– Travailler dans des conditions optimales (bureaux agréables, open-space, convivialité…),
– Favoriser la mobilité et le télétravail,
– Décloisonner les services.
 
Comme l’innovation est l’un des principaux moteurs de croissance actuellement, toutes les TPE et PME d’aujourd’hui ont donc tout à gagner en développant un management en mode start-up et en installant une démarche intrapreneuriale. Une sacrée opportunité pour se démarquer encore plus vite de leurs concurrents et croître encore plus vite.
 
Vous l’aurez compris, si vous créez votre start-up en 2015 sur une idée géniale qui n’existe pas encore, il est possible que vous deveniez multi-millionnaire en quelques années en ouvrant votre capital à de grands groupes. On n’a pas encore trouvé de meilleure idée pour faire fortune, à moins de jouer au Loto. Et dans cet univers aussi, cela n’arrive pas qu’aux autres !
 

Louis Bulteau – 15 juin 2015

 

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